L'histoire du Prieuré

Une fondation Grandmontaine datant du XIII siècle

Domaine du Breuil Bellay


Mesures utilisées:
- Un arpent= 5 1078 m2
- Une boisselée=439 m2
- Une hommée ou journée d'un homme=1977,30m2
- Un quartier=1647 m2
- Un jeu= 2,5 boisselées
(Les mesures, pouvant changer d'une ville à l'autre, sont donc à prendre avec un peu de précaution)

• 1399 : Une maison à Doué la Fontaine, habitée par Jean Ragueneau et sa femme.
• 1464 : Un pré sous le pont Fouchard à Bagneux, près le pré aux Clercs, dont il est séparé par un chemin. On retrouve des baux de location de ce même pré en 1620, 1623 et 1647. Il contient trois jeux de pré et est aussi appelé le pré de Monnaye. En 1666, il est loué à l'illustre Tanneguy Lefebvre, enseignant à l'Académie protestante de Saumur et père d'Anne Dacier, helléniste.
Ce pré était convoité pour la qualité de son herbe dont les deux premières coupes, le princhef et le regain étaient vendues pour l'alimentation des chevaux
• 1444 :
- 6 pièces de terre, vignes et bois au lieu-dit la Croix du Breil.
- 8 septérées à la Croix de chez nous,appelée la Croix du Breil
- 6 boisselées à l'Espinay
- Une pièce de vigne au bas de Chatenay, à une journée de 3 hommes
- Une pièce de vigne à la Rouge, à une journée de trois hommes
- Une pièce de vigne au Chastenay, à une journée de deux hommes
- Une pièce de terre de 2 boisselées plantée en bois à la Brocelle
• 1458 : Le clos de vigne appelé Riballu, sis à Igné, exploité par le seigneur d'Espinat
• 1467 : 2 boisselées de terre à Chastenay
• 1481-1676 : Une appartenance en cave, treille, cour, puits, puits, carries fondues qui furent autrefois maisons logeables, situés au bourg d'igné.
• 1482 : Une maison située à Montfort.
• 1526 : 8 boisselées de terre près du Breuil-Bellay.
• 1591-1596 : .Fresches ou indivisions (11H5-11H8), rapportant des rentes en argent, chapons, blé, vendanges. -
- La fresche des Moquins et Moreaux : 16 exploitants. Elle dépend du domaine de la métairie, à gauche quand l'on sort du prieuré pour aller à Saumur. Elle existera jusqu'en 1655.
- La fresche Pierre Desbrosses et autres : Elle comprend des pièces de terre, bois et vignes en Piedmont, à l'Espinay, à Chastenay, au Chanfaux, au Mihervé, à Fosse-Bellay, des maisons à Igné, au Mihervé.
- La fresche des Joliveaux : 15 exploitants. Elle comprend des vignes en clos, des bois et la pièce de Colignon.
- La fresche des Morineaux : 8 exploitants.
- La fresche des Dallenson : dix exploitants La fresche de Piémont
- La fresche d’igné
- La fresche des Caves, appelée des Bigots la fresche des Hubert
- La fresche du Pont de Varannes
- La fresche du Donnaisons
- La fresche des Chambault
- La fresche de Brossay
- La fresche de Rochemenyer : l'ancien titre de rente est daté de 1238
- La fresche des Fenestres -la fresche du Couldray
- La fresche de Brossay appelée les Grant Tenault
- La fresche de la Casse d'igné appelée la Treille
- La fresche de la Lande Elevée
- La fresche des Fouassiers
- La fresche de Pontignin
- La fresche de Chambon
- La fresche d'Argenton
• 1593-1629 : Une vigne à la Casse d'igné 1620 : A Rochemenier, six boisselées de terre à la Perrière, joignant les deux chemins de Rochemenier à Varannes
• 1628-1748 : La casse Hamelin, contenant huit boisselées : - Une pièce de terre près le petit ponceau et près le pré de la Treille. - Un quartier de bois à la Sablonnière.
• 1664 : Une pièce de terre proche de Montreuil-Bellay : le Parion.
• 1670 : Quatre pièces de vigne à Fosse-Bellay: - 18 boisselées et 1 bois taillis appelé la Louée (vers Brossay) - 7 boisselées au lieudit La Roche, - 6 au même endroit, joignant le sentier de Fosse-Bellay à Bron - une autre pièce (superficie non précisée) au même lieu.
• 1730 : La métairie de la Casse ou métairie du prieuré (bail de location) 1739: Dix boisselées de terre proches la Croix Cassée à Doué la Fontaine
• 1748 : -10 boisselées de terre dans laquelle il y a deux noyers à Rochemenier. - 3 boisselées à la tour de Rochemenier
14 messidor An IV- ( 2juin 1796 ) (Inventaire du):
1. Une maison de maître, cuisine, office à côté, un salon, une salle, le tout voûté ainsi qu'une ancienne sacristie, plusieurs celliers dans l'un desquels un pressoir très ancien. Au-dessous, une cave, une petite cour au couchant, plusieurs écuries, un escalier en pierres dures par lequel on communique à diverses chambres, au-dessus d'icelles un grenier en assez mauvais état, un autre grenier en voûte menaçant ruine, une chapelle voûtée dont la couverture ainsi que celle des autres bâtiments est très ancienne et mauvaise.
Une petite cour au milieu de laquelle est un puits.
Logement du métayer composé d'une chambre à cheminée, boulangerie, écurie et granges dont les couvertures sont très mauvaises, caves, perrières et caveaux, grande cour au-devant (sept boisselées en tout).
2. Un clos renfermé de murs (trente boisselées) au-devant de la maison dont partie est employée en jardin et le surplus assié de vignes en mauvais état et d'arbres fruitiers, lequel joint de toutes parts les propriétés de cette maison .
3. Un autre clos appelé Le Clos des Cyprès (28 boisselées) assié de vignes sur le retour, renfermé de fossés et hayes et du mur de l'article précédent, joint de toutes parts les propriétés de cette maison.
4. Un autre clos renfermé de mauvais murs et hayes appelé Le Clos de la Grange assié de vignes blanches et rouges en mauvais état (40 boisselées) joignant de toutes parts les propriétés de cette maison.
5. Quatre boisselées renfermées de mauvais murs appelé Le Verger ou Luzerne joignant de toutes parts les propriétés de cette maison.
6. Pièces de terre :
Une pièce de terre labourable d'un seul tenant (519 boisselées) joint :
- au Nord, le clos et les bois de cette maison.
- au Midi le canton de la Vaure dont elle est séparée dans une partie par un fossé joint par roche. - au Couchant, les terres de (nom des joignants) Enfin le surplus joint toujours au Midi (nom des joignants)
- au Couchant, le chemin de Cizay au bourg d'igné
- au Levant, la pièce ci-après fossé entre, et le chemin de Mihervé à Igné.

Une autre pièce, séparée de la précédente par un fossé (50 boisselées), joint au Nord la pièce ci-dessus et au Couchant, au Midi et au Levant, (noms des joignants)
Une pièce de terre labourable (18 boisselées) en figure irrégulière au Canton de Pontignon, joint :
- au Midi, le bois de la maison dont elle n’est séparée que par le chemin et un fossé
- au Levant, au Couchant, au Nord, divers particuliers.
Une pièce de terre (80 boisselées) appelée La Pièce de la Bataille, joint:
- au Midi, le bois de la maison dont elle est séparée par le chemin et fossés
- au Nord, Couchant et Levant, particuliers.
Une pièce de terre (16 boisselées) joint, au midi, la pièce ci-après, chemin entre au Nord et dans le bout, la grande route de Doué. Pour le reste, particuliers.
Une pièce de terre (60 boisselées) appelée La Pièce du Pavé, joint :
- au Nord, la pièce ci-dessus - au Midi, le bois de la maison,
fossé entre :
- au Levant, l'avenue,
- au Couchant, particulier. Au total, 783 boisselées.
7. 200 boisselées de bois taillis qui cernent la maison environnée de toutes parts par le domaine ci- dessus desquels elles ne sont séparées que par des fossés, dont la superficie est évaluée à la somme de 2505 livres et les chênes truissards et baliveaux à 1400 livres. Total : 3905 livres
8. Un morceau de vigne (12 boisselées) en assez mauvais état au Canton de Chatenai, commune de Cizay, joignant des particuliers.
9. à Bagneux : 16 boisselées de pré situés en la prairie de La Roche 10°/ Montreuil : 10 boisselées de pré à deux herbes dans la prairie de Coux, joint :
- d'un bout, le Thouet
- d'autre, le fossé des carpes 79 233 livres Tournois 14 sols 8 deniers 


A partir des baux de location et des rentes dues au monastère
HH3-11H5-11H8 -1Q530
( Source : Anne et Bernard Faucou
Archives départementales du Maine et Loire ) 

Tableau des Rentes dues au Breuil Bellay 1291- 1770

Le marquisat d'Avoir, paroisse de Longué (1630-1693)
Mars 1630 : Une transaction est passée entre Jean Chartier, prieur de Monnays et le sieur Marchand, prévôt de Restigny, chargé de procuration de Charles de Chambes, Seigneur de Maridor, marquis d'Avoir : il poursuivra le paiement de 11 septiers de seigle, 107 sols et 10 livres de rente chaque année à Monnaye.
Juillet 1639 : L'abbé commendataire de Monnaye cède au Breuil Bellay la rente de 11 septiers de seigle.
1686 : La terre et seigneurie du Marquisat d'Avoir en Anjou est adjugée, sur ….. d’Elisabeth de Chambes de Maridor, à Dame Marie Demond, veuve Charles Croizet, Conseiller, secrétaire du roy, contrôleur à la Grande Chancellerie de France : c'est à elle, désormais qu'il revient de payer chaque année, 1a rente de 11 septiers de seigle au Breuil-Bellay.
1672-1689 : Saisie. Plusieurs actes passés au Chastelet de Paris entre le prévôt de Restigny et Jean Chartier sur la liquidation des arriérages de rentes.
1693 : Procès. Messire Claude de Chartrain, (appelé également Chertemps) prieur de Monnaye et du Breuil-Bellay réclame 6 années d'arriérages de rente, soit 792 livres en argent et 11 septiers de seigle
1695 : Suite du procès : la terre d'Avoir ne pourra être vendue à Marie Demond qu'après avoir payé les arriérages de rentes.
Le fief et seigneurie des Champs Girard, paroisse des Rosiers (1291-1670).
Décembre 1291 : Don par Charles, fils du roi de France, comte de Valois, d'Alençon, d'Anjou et de Marguerite son épouse, fille du roi de Jérusalem et de Sicile à Pierre le Moignon et sa femme Isabeau pour services rendus :
La même année, Pierre Le Moignon vend au prieur de Monnaye un hébergement situé sur ces terres.
En 1359 : Monseigneur Bernard de Tasher achète pour les Bonshommes de Monnaye, des rentes et des terres qui proviennent de l'héritage de Pierre le Moignon, seigneur d’Eponnay.
En 1369 : Rogier, comte de Beaufort reçoit foy et hommage de frère Guy, prieur de Monnaye pour les biens qu’il possède aux Champs Girard pour 500 livres de rente.
En mai 1484 : don de Jeanne de Laval, avec lettres signées de sa main, de 60 livres à prendre sur ses fief et seigneurie des Champs Girard.
En 1493 : Aveu de foy et hommage rendu à Jeanne de Laval pour l'ensemble des pièces de terre, les prés, les cens et les rentes appartenant au prieuré.
En 1543 : Une maison et sa grange dîmière font polémique et nécessitent beaucoup d'échanges épistolaires et même des procès Il s'agit peut-être de la maison vendue par Pierre Le Moignon au prieur de Monnays en 1291. En 1480, elle avait été donnée à Pierre Boyreau, paroissien des Rosiers. Appartient-elle à Monnays ou au chapitre de St-Maurice ? En effet, Louis le Roux, chanoine du Chapitre d'Angers et prieur de Monnays en 1543 est, en tant que tel, seigneur de Champs-Girard. Il fait en sorte de garder « par devers lui » le contrat d'acquest et le transmet au chapitre de St-Maurice.
En 1718 : des lettres du frère Moreau tentent d'expliquer cette histoire. St-Maurice se dit propriétaire depuis au moins 1557, mais doit verser seulement 15s .de rente annuelle au Breuil-Bellay. Reste à prouver ce titre de propriété : « l'un des prieurs de Monnays ayant été massacré dans Monnays même, tous les papiers enlevés et il n'y a personne dans ce pays ici qui se souvienne de cette tragique action ».
En Juin 1603 : Anne de Couasnon, prieur de Monnays (qui « ruinera le prieuré », dit Célestin Port, et finira décapité pour faux-monnayage) rend foy et hommage au comté de Beaufort. Il confesse devoir chaque année au roi une « espée armée d'un boys ».
En 1604 : Isabel de la Tour, comtesse de Beaufort reçoit 100 livres pour le rachat d'une terre des Champs- Girard, dépendant du temporel du prieuré de Monnays.
En 1635 : Jean Rondet, humble prieur du Breil-Bellay rend hommage à Armand-Jean Duplessis, cardinal de Richelieu, pour une maison située aux Champs Girard.
En 1670 : une partie des Champs Girard aux Rosiers est achetée à la famille Riolland.
1770-1777 : Aumône reçue du Receveur des domaines de la Généralité de Tours, J.Baptiste Jarron de Soutigné. Cette aumône est perçue depuis 1755 par Armand-Jean Lamirault, prieur du Breuil-Bellay. Privilège d’Henri II Plantagenet, elle sera remise en 1777 par le prieur de Grandmont lez Tours à M.de Chantepie, curé de Cizé.
1770-1777 : Les Champs-Girard et la Lande Mandre pour 420 livres Tournois
1694-1770 : Transactions passées avec le seigneur de Montreuil-Bellay, pour vingt livres Tournois
1694-1770 : Maison et terre d'Argenton, Gennes, dépendant de Montreuil-Bellay, pour 24 boisseaux de froment.
1770 : Le pré de Monnais, près le pont Fouchard à Saumur pour 70 livres Tournois
1770 : Deux pièces de terre au Pas sur la Levée et à la Roche pour 52 sols. 1770 : Une maison et boutique à Doué, rue Porte Bonnin pour 50 sols. 1770 : Une saulaye près les moulins de la Salle à Montreuil-Bellay pour 30 sols.
1672-1770 : Vigne à la Roche, paroisse de Cizay pour 15 sols.
1770 :
• Maison, granges, caves en roc à Igné pour 14 sols. 1770 : Une cave et un jardin à Igné pour 5 sols.
• Chambre et grange au Mihervé du Puy N.Dame.5s.
• Une pièce de terre en brandes et ageons (ajoncs) aux Brontenneaux, près la Madeleine pour 10sols.
• Le vivier du Breil en Pleimon pour 5 sols.
• Caves et pressoir à Igné pour 6 deniers.
• Deux pièces de terre aux Joliveaux et aux Jarosses, près du Mihervé pour 35 boisseaux de froment, deux chapons et 18 deniers.
• Deux pièces de terre à Landelevée pour 28 boisseaux de froment, deux chapons et 20 deniers.
• Vignes à Fontenailles pour 8 boisseaux de froment et 8 deniers.
• Une pièce de terre au carrefour de la Butte, près Montfort, pour l4 boisseaux de froment et 14 deniers.
• Une pièce de terre à la Butte Chambault, au-dessus du Breuil-Bellay pour 5 boisseaux de froment et 5 deniers
• Caves faisant partie du clos de Bézé pour 20 boisseaux de froment et 20 deniers.
• Bois à Brossé Chatillon pour quatre boisseaux de seigle et quatre deniers.
• Une pièce de terre et vigne à Doux, Cizay pour dix boisseaux de froment et 10 deniers.
• Terres aux Ouches de Tigné, à la Trézille et au Châtaignier pour 18 boisseaux de froment et 18 deniers.
• Une pièce de terre à la garenne de Fosse-Bellay pour huit boisseaux de froment, deux chapons et deux deniers.
• Une pièce de terre derrière les murs de Montreuil-Bellay, le Parion pour l7 boisseaux de froment et 17 deniers.
• Une maison et clos de vigne à la Casse, Cizay, pour 4 boisseaux de froment et 6 sols.
• Vignes sur le chemin de Mihervé à Fousse-Bellay pour 2 boisseaux de froment et 2 deniers.
1392-1477-1750-1770 : Legs de 12 boisseaux de froment et 16 deniers par M. Serpillon, seigneur du Pont de Varannes, à charge d'une messe basse le 3O septembre, jour de la St Jérôme, pour les âmes des trépassés dudit seigneur.
1770 :
• Une pièce de terre à Dénezé, la Casse PIamelin, pour cinq boisseaux de froment.
• Trois pièces de terre au Perron, à Doué, pour respectivement neuf boisseaux et demie, trois boisseaux, deux boisseaux et deux sols.
• Une pièce de terre à Pleimon, haut village d'Igné pour 24 boisseaux de froment et 20 deniers.
• Une appartenance de caves, grange, cour, jardin à Igné pour dix boisseaux de froment et dix deniers.
• Une cave en roc pour deux boisseaux de froment et deux deniers.
• Une vigne à Gerbaudie pour un boisseau de froment et un denier. 1770 : Une pièce de terre et vigne au Chenevreau, appelée Don en Chatenet, pour un boisseau de froment et un denier.
• Caves, cours, puits, jardins à Montfort pour un boisseau de froment, deux gros poulets et un denier.
• Terres au Carrioux, paroisse du Coudray pour douze boisseaux de froment et douze deniers.
• Bois près le village de Fosse-Bellay, la Chintre, pour treize boisseaux et demi de méteil.
• Vignes, le clos de la Levée, paroisse de Cizay pour 3 boisseaux de méteil et six deniers.
• Un pré au bas des Paleines à Cizay pour neuf boisseaux de froment et neuf deniers.
• Une pièce de terre, le petit Pontignon, chemin d’Igné, pour quatre boisseaux de froment et quatre deniers.
• Une pièce de terre, la petite pièce des Moquins à Cizay pour cinq boisseaux de froment et cinq deniers.
1624-1770 :
• Une pièce de terre à la Vorre pour vingt boisseaux de froment et trente deniers. :
• Une pièce de terre à la Vorre pour sept boisseaux de froment et sept deniers.
1674-1770 : Une pièce de terre à la Vorre pour dix boisseaux et demi de froment et six deniers.
1759-1770 :
• Une pièce de terre à la Vorre pour douze boisseaux de froment et douze deniers. :
• Une pièce de terre à la Vorre pour six boisseaux de froment et six deniers
• Une pièce de terre à la Vorre pour neuf boisseaux de froment et demi et neuf deniers.
• Une pièce de terre à la Baleine ou champ de Marson pour trois boisseaux, six éculées de froment et trois deniers. 


11H3-11H6 -12H1-12H2-14H16
( Source : Anne et Bernard Faucou
Archives départementales du Maine et Loire ) 

Chartes et titres du Breuil-Bellay 1155-1417

Une analyse des titres contenus dans les cartulaires des prieurés de l'ordre de Grandmont en Maine et Loire est réalisée en 1850 par Paul Marchegay, brillant archiviste, spécialiste des chartes anciennes.
Le Breuil-Bellay, nommé en latin Bollis Berlay, compte six religieux, « numerus fratrum: sex »
L’église du Breuil-Bellay est dédiée et consacrée à Ste Marie le 21 mars 1211.
1155 : Charte d’Henri II Plantagenet, roi d'Angleterre, comte d'Anjou. Il accorde au couvent de Monnays et de la Haye près d'Angers une rente annuelle de deux sous par jour, à prendre sur son comté d'Anjou.
1194 : (Copies en 1674, 1680 et 1701) Lettres patentes de Richard, roi d'Angleterre, données le 15 décembre 1194 et scellées du grand sceau de cire verte en lacis de soie rouge et verte. Confirmation des lettres patentes de Henry Second, roi d’Angleterre, duc de Normandie et d'Aquitaine, comte d'Anjou, datées de 1155 et suivant. Par ces lettres, Richard « accorde et confirme aux religieux, prieur et couvent des Bonshommes du Breuil-Bellay, annexe du prieuré de Monnoye, deux sols par jour à prendre chaque année sur le domaine de Saumur ».
1196 : Charte de « Berlayus, seigneur de Monsteirol », contenant « confirmation de la donation faite aux religieux de Brolium Berlay, ordre de Grantmont et de tous les droits sur la dîme de Lavore (Vora) comprises dans le clos, infra fossata, desdits religieux ». Sont témoins : A. d ' Aubigné, chevalier, Guillaume et Aymeri, fils de Berlayus, Galvei et Berreau, chevaliers
1200 : Charte de « Berlay, seigneur de Mosterol » contenant donation « à Dieu, Ste marie et aux frères du Broil » de:
• Tout ce qu'il possède dans la forêt du Broil.
• Sa dîme de minage de Saumur.
• La dîme de tous ses droits de mesurage.
• La terre qu'il possède à Voira (la Vorre).
• Le champ de bataille (« campus belli ») et ses dépendances.
Sont témoins : Maurice, évêque de Nantes, Arnoul et Robert, archidiacres, Guillaume de l'Aumône, Eleniosina, Roger Le Maréchal, Hugues de la Porte, André de la Haye, Guillaume de Montfaulcon.
1201 : Charte de « Giraud Berlai », avec le consentement de Mahot, sa femme et Agnès sa fille.
Don en aumône à Ste Marie du Breuil :
• Cinq sols sur les cens du Coudray pour l'entretien de la lampe qui brûlera jour et nuit
Dix jours de cens sur Aubin de Muez
• La terre des Aubues au Coudray
Sont témoins: Regnauld de Montfaucon, Richard Funer, Raoul de Gahm....
1204 : Charte de Julienne de Montreuil, avec le consentement d'Aymeri Barbe Torte, son fils. Don de trois setiers de froment de rente sur Terraforte pour la rémission de ses péchés.
1208 : Cette charte (dont suit) fut considérée au XVIIème siècle comme l’acte de fondation (P.Marchegay)
Charte de foundation
« A tous ceux qui ces présentes lettres verront, Berlay, seigneur de Montreuil-Bellay salut en Nostre Seigneur. Nous voulons que tout le monde scache que par une meure délibération, nous avons jugé digne destre rédigé par escrit pour perpétuelle mémoire ce qui s'en suit : que tous donc presens et advenir scachent que moy, Berlay, seigneur de Montreuil, pour le salut de mon âme, de mon père, de ma mère, de ma femme, de mes fils, de mes filles et de tous mes prédécesseurs, j’ay donné et concédé en pure et perpétuelle aumône à Dieu et à la bienheureuse Vierge Marie, et aussi aux frères de l'ordre de Grandmont, du consentement et volonté de Gérard et Berlay mes fils, le lieu vulgairement appelé le Breil Beslay et tous les bois et la terre cultivée et à cultiver ainsi qu'il est divisé et distingué par les« droniers » fosses pour leur servir à leur volonté et en faire ce qu'il leur plaira, afin qu' en ce même lieu lesdits frères posent les fondements d'une nouvelle plante, et que perpétuellement ils y servent en paix au Seigneur tout puissant. Et les terres que j'avois dans la Vorre et aussi les terres qui ont esté à Bochard de Mareul en ladite Vorre, lesquelles terres ledit Bochard m'avoit données et concédées et à mes héritiers de sa pure volonté avec tout le droit, pouvoir et seigneurie que j'avois et pouvois avoir dans le lieu et choses susdites. Lequel droit, pouvoir et seigneurie et choses susdites demeureront ainsi sans subjection à jamais et en paix auxdits frères en leur pleine puissance et pleine juridiction avec haute et basse justice. Jay aussi donné auxdits frères la dixme du minage et impôts que jay à Saumur .Et le champ de bataille, et les terres que j'avois acheptée auprès dudit champ : outre ce, jay donné aux susnommés frères le nommé Michel Dubois avec son hébergement qui est à Igné avec toutes les choses et appartenances dudit Michel libre et exempt de toutes charges et coutumes ordinaires, à moy et à mes successeurs, ne me réservant absolument ou à mes héritiers ou successeurs aucun droit et seigneurie au susdit Michel, ny en son hébergement de ce don et aumône. Sont tesmoings Gérard et Berlay mes fils, Aymeri Barbetorte, Hugue de St Médard Pierre Simonets, Gauffroy Duchouret, Bernard Delents ,Gautier Mallet, Anthoine Gaulfault et plusieurs autres ; vu le changement qui peut arriver après avoir ainsi marqué toutes choses soit et ceux qui me succéderont ou leurs successeurs ne troublassent les susdits frères de l'ordre de Grandmont dans la ditte dixme du minage du consentement et volonté desdits frères, et de Gérard et Berlay mes fils, pour la susditte dixme, je leur ay baillé en eschange annuellement sur mes revenus 201ivres en monnaye courante ; et il ne faut pas obmettre que mon serviteur de Saumur ou les serviteurs de mes successeurs seront tenus s'obliger auxdits frères afin que ce susdit revenu leur soit fidellement payé et sans retardement scavoir cent sols à la micarême, cent sols à l'octave de St Florent, cent sols à la Nativité de Notre-Dame et cent sols à la feste de Saint Nicolas pour les habits desdits frères ; les tesmoings dudit eschange sont Resmond abbé d'Asnières, Bochard de Mareul et Henry son fils, Guillaume de Montsault, Aymeri Barbetorte, Me Constantin et plusieurs autres et afin que les dittes donnaisons et aumônes demeurent stables et fermes en tout tems, jay fortifié le présent escript de mon sceau et des sceaux de mes fils présents. Fait l'an du verbe incarné 1208 indiction onzième »
1211 : Charte de Berlay : don de 2 setiers de rente lors de la dédicace de l'église du Breuil « le 21 mensis Marti » Témoins : l’évêque d'Angers et autres.
1218 : Charte de Stéphanie, veuve de Guillaume Marquier. Don de « un setier de froment sur sa métaierie de la Bobancereia ».
1223 : Charte d’Etienne, juge, doyen des Mauges qui confirme la donation de Stéphanie contre Raoul de Toarcé.
1233 : Charte de Guillaume, évêque d'Angers : donne un hébergement à Montfort.
1234 : Charte de Charles Guillaume, évêque d'Angers : donne par Philippe le Bigot : une terre située dans l'enclos des religieux des terres à Igné, moyennant 39 livres de rente.
1235 : Sentence rendue à St Florent lez Saumur entre les religieux du Breuil-Bellay et les lépreux de Saumur relative à deux pièces de terre situées entre la maison des religieux et la terre d'igné. Ces deux pièces sont attribuées au Breuil-Bellay moyennant le paiement de sept livres à la léproserie en témoignage de bonne amitié.
1234 : Confirmation d'un don de terres situées dans le fief de Mathieu d'Espinats et apportées en dot à Etienne Doute par sa femme Pétronille.
1236 : Donation - d'un quartier et demi de vigne en Lande. - d'un quartier et demi de vigne au Reclus, fief de Gizeux.
1238 : Charte de Pierre de la Mimerole (« Mimarela ») : don d’un setier de froment de rente annuelle.
1248 : Donation de froment sur la terre de la Perrière, située « près des fossés qui entourent la Monstre de religieux ».
1248 : Don de Geoffroy Dubois de : - la maison de Rébillon. - une septérée de terre à la Bréjunorée. - trois septérées de terre au Cheillou . - seize sillons au Coué.
1248 : Marguerite, dame de Pocé , actualise la rente donnée par sa mère, Anne de Vieuvy (Vetus-Vicus), moyennant une messe à la Ste Catherine.
1253 : Don de Hervé de Mareil, jadis seigneur du Mihervé (Murus-Hervei), de six setiers de froment, en échange de la terre de la Perrière située en côteau de Loire.
1256 : Testament de Pierre, archiprêtre de Saumur : don de trois deniers de cens sur sa maison du Breuil et ses vignes de la Brocele.
1256 : Cession de la rente de un setier de froment par Guillaume Ambroise de Tigné.
1258 : Rentes sur la maison de la Madeleine
1303 : Assignation d’Adam, vicomte de Melun, seigneur de Monsterol Belay sur les revenus du château de Montreuil de vingt livres de rente touchée antérieurement par le Breuil-Bellay sur ses rentes à Saumur.
1417 : Titre de la reine de Sicile, Yolande d'Aragon, comtesse d'Anjou : Don d'une rente de trois livres Tournois et dix sols aux religieux du Breuil-Bellay, à prendre sur le domaine d'Anjou. 


11H2-11H9-11H10-10H2
( Source : Anne et Bernard Faucou
Archives départementales du Maine et Loire ) 

Religieux, personnel, gestionnaires du Breuil Bellay

• Régisseurs :

- 1589 : Pierre Gigault, sergent royal, est fermier du temporel du prieuré (régisseur du domaine). Guillaume Banchereau, marchand, est également fermier du temporel.
- 1603 : Jean Brière, marchand à Saumur, est fermier du temporel.
- 1748 : le Sieur Perroteau est fermier du temporel.

• Religieux :

- 1464 : Frère Guillaume Gallop est prieur des « bonshommes de Grammont »
- 1481 : Frère Guillaume Druart est maître administrateur du prieuré.En 1485, il est dit prieur administrateur sous le nom de Drouart. En 1497, il se démet du Breuil-Bellay (probablement de l'économat) en faveur de Jean Briconnet, qui devra désormais en payer les charges et les devoirs.
- 1483 : Etienne Conart (ou Tonard) est prieur.
- 1523 : Adam Briçonnet est prieur commendataire mais il ne réside probablement pas sur place.
- 1566 : Loys de Vallois est prieur de Monnais et du Breuil-Bellay.
- 1589 : Jacques Jousselin, prêtre, « prieur audit prieuré », est évoqué.
- 1615 : Anne de Couasnon est prieur commendataire de Monnays et Breuil-Bellay.
- 1615 -1620 : Mathurin Marciallet est sous-prieur;il deviendra le premier prieur du Breuil-Bellay.
- 1615 : Jean Vaucelles, religieux à Monnais, vient habiter le Breuil-Bellay. 1615 : Louis Giton, religieux à Monnais, vient habiter le Breuil-Bellay.
- 1615 : Charles Courtin, novice, religieux à Monnais, vient habiter le Breuil-Bellay
- 1628 : Frère Jean Rondet est sous-prieur de Monnais. Il en sera prieur en 1632. Par la suite, il sera supérieur, puis, en 1635, prieur du Breuil-Bellay. Il en est toujours prieur en 1641.
- 1634 : Jehan Le Maigre est sous-diacre, religieux et prêtre.
- 1651 : Gilles Yvonnet est dit « seul religieux profex » au Breuil-Bellay.
- 1651 : Frère Honoré Yvonnet est prieur (de Monnais ?). En 1664, on le retrouve supérieur, puis prieur (du Breuil-Bellay ?).
- 1652 : Thomas Huet est religieux.
- 1654 : Jean de Lossendière est prieur de Monnais et du Breuil-Bellay
- 1666 : .Les frères Bernard Moulinier et Joachim des Coutures sont cités.
- 1670 : Isaac de Poyvel de Grandval, conseiller et aumônier du roi, est prieur commendataire de Monnays et son annexe Breuil-Bellay.
- 1670-1686 : Frère Louis Verrier (« humble religieux ») est prieur.
- 1676 : Frère Barthélémy Moulinier est cité.
- 1676 : Antoine Perrière est frère.En 1687, on le retrouve « procureur religieux ».
- 1695 : Charles de Chertemps est prieur commendataire de Monnays et Breuil-Bellay.
- 1701 : Frère Louis de Verré est prieur.
- 1716 : Jacques Moreau est prêtre.En 1770, il sera prieur du Breuil-Bellay.
- 1736-1739 : Antoine Collin est prieur demeurant au Breuil-Bellay. En 1740, il en devient sous-prieur.
- 1751 : Nicolas Bardeau est prieur.
- 1787 : Armand-Jean Lamirault est prêtre. Il sera le dernier occupant religieux du Breuil-Bellay.
Toutefois le prieur dom Amirault, infirme, fut autorisé à rester dans les lieux.
- En 1790, il n’y avait plus aucun religieux depuis la mort de dom Amirault
- En 1787 : Saisie comme Bien National, la propriété du Breuil-Bellay fut vendue au sieur Jouquault. Celui-ci ayant émigré, son bien fut confisqué et revendu au sieur Jolly-Verrie.

• Personnel :

- 1617 : Clément Phelippon, laboureur, marié à Mathurine Lenoir, est le métayer du Breuil-Bellay mais demeure chez lui à Igné.
- 1730 : Charles Jamin, marié à Jeanne Roux, est métayer à la métairie de la Casse (autre appellation de la métairie du Breuil-Bellay).

11H2-11H3 -11H9 “14H2-14H16
( Source : Anne et Bernard Faucou
Archives départementales du Maine et Loire ) 

Privilèges et procédures

1152.1192 .1328.1421.1431 : Confirmations de privilèges accordés par les rois d'Angleterre et de France

1622 : Sentence rendue au profit du recteur du Breuil-Bellay. Les métayers et fermiers jouiront de l'exemption de taille tant qu'ils feront leur demeure dans l'enclos du prieuré.

1659 : Confirmation des droits des religieux de Grandmont : les religieux, l'abbé ,1e prieur et les habitants (fermiers et hommes) jouissent de l'exemption de toutes sortes d'impôts, taille, passages de ponts, subsistance, quartier d’hiver (pour les troupes), comme par le passé. Confirmation de ces droits en 1680 et 1716.

1695 : Rappel du paiement de la taxe des amortissements (à peu près la taxe foncière), payable depuis le 1er janvier 1680, par décision royale. En 1740, les religieux refuseront d’acquitter cette taxe.

1726 : Répertoire des lettres patentes portant confirmation des privilèges accordés :
Charles VII « qui chassa les Anglais » confirmée par Charles VIII en 1521
Henri II en 1548,
Charles IX en 1563,
Henri III en 1575,
Henri IV en 1592 et 1602,
Louis XIII en 1610,
Louis XIV en 1644
et Louis XV à présent régnant.


11 H4-14H6
( Source : Anne et Bernard Faucou
Archives départementales du Maine et Loire )

AI Website Generator